
Nous cultivons toute l’année des légumes diversifiés de saison grâce à nos serres bi-tunnels d’une surface totale de 1300m², ainsi que des jardins maraîchers d’extérieur sur 3000m².
Le travail est principalement manuel, car nous n’avons pas de tracteur !
Toutes nos zones de cultures maraîchères fonctionnent de la même façon : nous créons des planches de culture mesurant 20m x 0,80m.
Afin d’obtenir une terre souple et aérée, nous passons la grelinette pour décompacter le sol en première étape de préparation du sol. Cet outil permet un décompactage en douceur, sans détruire le travail de la vie du sol.
Puis nous apportons en surface de la matière organique (compost de déchet vert, broyat de bois, fumier de cheval/poule, paille). Cette matière nourrit la vie du sol (verre de terre notamment) qui l’incorpore dans le sol et la décompose. Les résidus obtenus nourrissent les plants maraîchers. En résumé, nous nourrissons le sol et non pas directement les plants. Cela donne plus de goût aux légumes.
Il ne nous reste plus qu’à repiquer nos plants maraîchers ou à réaliser des semis !
Ces techniques culturales sont plus communément appelées maraîchage sur sol vivant (MSV) car elles permettent un respect de la vie du sol, au service de nos plantations ! Si c’est pas beau ça 😊
Pour la réalisation des semis (radis, carotte, ..), nous utilisons un semoir Colman. Très pratique, ce semoir permet de semer en un seul passage 6 rangs !

Nous nous aidons de la biodiversité auxiliaire afin de lutter contre les ravageurs de cultures. De ce fait, nous limitons fortement l’utilisation de produits de traitement, en utilisant seulement de l’anti-limace ainsi que du savon noir (contre les attaques de pucerons).

Nous produisons tous nos plants maraîchers. Cela nous permet :
Notre pépinière de production de plants est passive énergétiquement car nous n’utilisons pas d’électricité pour chauffer nos plants l’hiver. A la place, nous utilisons des couches chaudes (alternance de couches de paille et de couches de fumier) qui, en se décomposant, dégagent de la chaleur, et maintiennent ainsi nos plants au chaud tout l’hiver 😊

L’irrigation des cultures ne se fait qu’à l’eau de pluie ! En effet, nous récupérons l’eau de pluie qui tombe sur les toitures des serres via des gouttières centrales.
Cette eau est ensuite centralisée dans un bassin d’irrigation de 250m3. Une pompe permet d’envoyer cette eau dans les circuits d’irrigation enterrés de la ferme, et de finir sur les cultures via différentes terminaisons (goutes à goutes, aspersion, micro-aspersion, asperseurs batteurs).
Pour être sûres de ne jamais manquer d’eau même en cas de sécheresse, une deuxième zone tampon est présente sur la ferme sous la forme d’une poche souple de 250m3 également. Avec cet ensemble de ressource en eau, nous avons réussi à être autonomes en eau sur l’été 2025 (extrêmement sec chez nous).
A la création de la ferme, il était très important pour nous de préserver les ressources en eau en ne puisant pas dans les réserves souterraines type nappes phréatiques.